Il est souvent difficile pour les proches de faire face à l’anorexie mentale. La personne atteinte du trouble a tendance à nier sa maladie et refuse de se traiter, c’est ce qu’on appelle le déni.

Lorsque l’anorexie mentale s’installe dans le quotidien de la personne malade, il y a toujours une période de déni. C’est-à-dire qu’elle refuse d’admettre qu’elle est malade et ne voit pas l’anorexie comme une maladie. Son comportement est changeant, elle se voit de plus en plus « grosse » alors qu’elle est de plus en plus « maigre ». La vision qu’elle a d’elle-même ne peut pas lui permettre de rentrer dans une phase d’acceptation de la maladie tant qu’elle n’a pas conscience de sa maladie.

Les proches jouent un rôle très important dans la prise en charge de l’anorexie mentale. En effet, ils sont confrontés aux premières difficultés de l’anorexie (perte de l’estime de soi, humeur changeante, repli de soi…). Leur but est de faire accepter à la personne malade de s’engager dans un processus de guérison.

Mais souvent, il est difficile de s’y tenir, car depuis des semaines, des mois, voire des années, elle lutte contre la faim ; organise sa stratégie de lutte, et se noyant dans une activité physique et intellectuelle en se réjouissant de sa perte de poids.

Elle n’est pas prête à y renoncer, car elle s’est construite autour de l’anorexie mentale et s’angoisse à l’idée de l’abandonner. D’autant que le traitement vise à reprendre du poids ce qui est inacceptable pour elle. C’est que l’on appelle le déni.

Pour faire accepter l’anorexie mentale, il faut une prise en charge rapide pour améliorer le pronostic. Mais faire consulter est un défi pour les proches et ils peuvent ressentir de la peur, une crainte lors de la décision de consultation, car ils ont une appréhension de savoir pourquoi la maladie a débuté. Les associations sont une entraide non négligeable pour parler de l’anorexie mentale, des craintes, des peurs qu’ils ressentent.

Les professionnels de santé pensent qu’il faut parler un maximum de l’anorexie afin de provoquer une sorte de stimulation. Il ne faut pas parler de son rapport à la nourriture, et pas se focaliser sur l’alimentation de l’anorexique, car une barrière va s’installer pour la guérison. Il n’y a plus de vision positive donc moins de possibilités pour face à L’anorexie mentale. Dans un premier temps, il faut lui redonner goût à la vie (sortie au cinéma, etc.) et petit à petit le déni de la maladie va s’estomper.

Pour conclure, plusieurs campagnes-chocs sont diffusées contre l’anorexie. Cette vidéo est très parlante. L’image qu’elle renvoie sur le miroir est faussée, complètement perturbée, et l’acceptation de l’anorexie mentale risque d’être difficile. Le processus de guérison est long et semé d’embûches.