L’anorexie mentale est une maladie difficile à comprendre, mais la guérison est possible si elle est bien prise en charge par les personnels de santé. Cependant, les pro-ana sont présentes pour montrer que l’anorexie mentale est un mode de vie et non une maladie. Mais avant tout, qu’est-ce que les pro-ana ? Comment se font-elles connaître ? Comment remédier à ce mouvement ?

Le mouvement pro anorexique dit plus particulièrement « pro-ana » est un mouvement issu des États-Unis dans les années 2000, et qui se développe via internet. Les membres de ce mouvement sont essentiellement des jeunes femmes qui souffrent d’anorexie mentale et qui partagent leur quotidien, leurs conseils pour parvenir à la maigreur, tout en prônant l’anorexie mentale. Ils s’expriment à travers des sites web, des forums ou encore des blogs pour montrer que la maladie n’existe pas, mais que c’est un mode de vie accessible à tous.
Pourtant, malgré des comportements bien similaires, l’anorexie mentale et les pro-ana sont bien différentes. Ces derniers échangent leurs avis démesurés et leurs recommandations choquantes pour perdre un maximum de poids.

Tout d’abord, le mouvement pro-ana est animé par « ana » qui incarne l’anorexie mentale. Elle explique dans une lettre sa vision, son dévouement, et les conseils pour être anorexique. Les pro-ana s’aident de cette lettre et des 10 commandements d’une pro-ana
 pour parvenir à une minceur extrême. Les motiver pour maintenir cette obsession de minceur est primordial. Pour cela, des icônes telles que Nicole Ritchie, Mischa Bato sont les emblèmes de la maigreur et le lien rouge au poignet sont leurs signes de ralliement au mouvement pro-ana. Des slogans comme « manger est synonyme de paresse et de laisser-aller, alors que jeûner c’est faire preuve de volonté » sont présents pour faire rappeler leurs objectifs.

Il faut distinguer l’anorexie mentale et le comportement anorexique. En effet, l’anorexie mentale est une maladie que l’on ne choisit pas et qui n’apparaît pas en parcourant internet. En revanche, des jeunes filles déjà fragilisées psychologiquement, un blog pro-ana peut avoir un effet déclencheur pour sombrer dans cette maladie.
Ces sites représentent donc un réel danger, car ils banalisent les comportements à risques, et favorisent les troubles alimentaires, car ils dédramatisent les risques réels liés à l’anorexie mentale tels que : perte de cheveux, troubles digestifs, arrêt cardio-respiratoire, car pour eux, ces symptômes sont comme un jeu. Mais pour être parfaite à leurs yeux, faut-il mourir ?

Certains blogs pro-ana aident les personnes anorexiques à briser le silence et à sortir de leur isolement. Mais, le problème c’est qu’ils peuvent normaliser la maladie et les réconforter dans leur mal-être.
Suite à cette médiatisation du mouvement pro-ana, les organismes de santé se sont emparés du dossier, ce qui a conduit à la fermeture de certains sites web. Le député François Vannson (UMP) a proposé le 26 février 2007 d’ajouter l’article 15 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 à la liberté de communication l’alinéa suivant : « Est prohibée la diffusion des sites internet promouvant, incitant et encourageant les adolescents à devenir anorexiques ». Mais la proposition de loi n’a pas abouti. Il faut attendre le 15 avril 2008 pour qu’un texte soit proposé par Valérie Boyer (UMP) qui sera adoptée par l’Assemblée nationale française. Tout en instituant des peines pouvant atteindre 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, mais n’a pu aboutir. Le gouvernement cherche des solutions, mais toutes les tentatives sont pour l’instant un échec.