L’anorexie mentale a des conséquences sur l’organisme, la première est la dénutrition. En effet, l’anorexique est exposé à la dénutrition, car elle s’inflige une perte de poids et une restriction de l’alimentation. Ces deux facteurs mettent en évidence la dénutrition: qu’est-ce que la dénutrition ? Quelles sont les conséquences de la dénutrition sur l’organisme ?

La dénutrition résulte d’apports nutritionnels insuffisants au regard des dépenses énergétiques de l’organisme. Il y a une perte musculaire, et une altération de nombreuses fonctions corporelles. De plus, il existe des répercussions physiologiques sur de nombreux organes tels que : les muscles, les os, le cerveau ainsi que les hormones. Lorsque l’anorexique ne veut plus s’alimenter, son organisme est en souffrance extrême. Pour économiser son énergie, il se concentre sur les fonctions vitales qui sont le cœur et le cerveau.

Les conséquences de la dénutrition sont nombreuses sur l’organisme et le psychisme.

En phase aiguë :

– L’absence de règles qu’on appelle l’aménorrhée, c’est la première conséquence de la perte de poids. La fonction de reproduction s’arrête, car elle est indispensable à la vie, ce qui peut provoquer des troubles de la fertilité. Lors d’une grossesse, celle-ci peut être difficile à mener à terme, et il existe un risque d’enfant prématuré.

– Une atteinte cardiovasculaireavec une bradycardie (baisse de la fréquence cardiaque), une hypokaliémie (baisse du potassium sanguin) qui entraine des troubles du rythme cardiaque pouvant aller jusqu’à l’arrêt cardio-respiratoire, et chutes de tension (hypotension). Tous ses symptômes sont dus au manque d’énergie que le corps reçoit.

– Une manifestation hématologique avec une anémie (manque de fer), une leucopénie (baisse du nombre de leucocytes) ou une thrombopénie (baisse des globules rouges ou des plaquettes)

– Une atteinte rénale, par exemple une insuffisance rénale pouvant imposer une dialyse rénale ou une greffe de rein.

– Perturbations neurologiques

– Des troubles métaboliques avec une perte de cheveux, des problèmes de constipation, asthénie (fatigue), de faiblesse musculaire… Ces troubles sont réversibles lors de la reprise de poids.

À long terme :

– Un risque d’ostéoporose(fragilité des os) est lié à une carence en énergie, protéines et vitamine D. La dénutrition et un IMC bas sont deux facteurs déclenchant l’ostéoporose. Ce risque favorise un tassement vertébral, des fractures de membre ou des côtes, et des douleurs osseuses.
Ce risque est réversible s’il survient pendant l’adolescence, mais irréversible si celui-ci apparait vers 30 ans.

– Un risque dentaire en cas de vomissements. Une usure de l’émail dentaire avec un risque de carrie beaucoup plus important. À long terme de l’anorexie ; un déchaussement des dents.

Sur le plan socio-psychologique, l’anorexie entraine :

Une ritualisation

– Un isolement de la vie relationnelle, affective et sexuelle, ce qui peut compromettre la réussite scolaire ou professionnelle.

– Une cessation volontaire des activités collectives : sport pratiqué en solitaire et loin du regard des autres par exemple.

– Une perception déformée de l’estime de soi (partie du corps trop gros) peut participer à une aggravation du manque d’estime de soi

– Des variations d’humeur, une anxiété, des pensées obsessionnelles et de la dépression.